Noko inaugure à Merville son usine de kombucha, avec une ligne bouteilles et canettes

La marque de kombucha Noko vient d’inaugurer sa propre usine à Merville, dans le Nord : un site de 2 500 m² doté d’une ligne d’embouteillage qui traite aussi bien la bouteille en verre que la canette, pour un investissement de 4 millions d’euros.

En bref
  • Lieu : Merville (Nord), 2 500 m² dont 1 700 m² pour la production et le conditionnement.
  • Investissement : 4 millions d’euros, avec Bpifrance, Finorpa, la Caisse d’Épargne et le CIC.
  • Capacité maximale : 30 000 hectolitres par an.
  • Particularité : une ligne flexible bouteilles et canettes, et un contrôle des bouteilles en verre réemployées.

Que produit cette nouvelle usine ? #

Noko est une marque de kombucha, une boisson fermentée à base de thé, lancée en 2020 par Mathieu Lesenne et Olivier Duthoit. Les deux fondateurs dirigent aussi la Brasserie du Pays Flamand, installée elle aussi dans le Nord.

Selon Emballage Digest, qui a annoncé l’inauguration le 23 octobre, le bâtiment couvre 2 500 m². Sur cette surface, 1 700 m² sont consacrés à la production, au conditionnement et aux équipements techniques.

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Une ligne d’embouteillage pensée pour changer de format #

Le cœur du site est une ligne d’embouteillage flexible, capable de traiter des bouteilles comme des canettes. Cette polyvalence évite d’investir dans deux lignes distinctes pour passer d’un format à l’autre.

En amont de la ligne, l’usine dispose d’un stockage en cuve et d’une étape de pasteurisation. Ce procédé thermique stabilise la boisson fermentée avant sa mise en contenant, un point sensible pour un produit vivant comme le kombucha.

Le réemploi du verre intégré à la chaîne

Le site comporte aussi un poste de contrôle des contenants destiné au réemploi des bouteilles en verre, toujours d’après Emballage Digest. Concrètement, les bouteilles qui reviennent doivent être inspectées avant d’être remplies à nouveau, ce qui impose un équipement dédié sur la ligne.

Intégrer cette étape dès la construction de l’usine est plus simple que de l’ajouter après coup sur une ligne existante, où l’espace et la cadence sont déjà contraints.

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Quelle capacité et quel calendrier de montée en charge ? #

La capacité maximale annoncée atteint 30 000 hectolitres par an. La montée en charge est progressive. Emballage Digest indique un objectif de 5 000 hectolitres en 2026, 8 000 en 2027 et 10 000 en 2028.

Année Objectif de production (Emballage Digest)
2026 5 000 hl
2027 8 000 hl
2028 10 000 hl
Capacité maximale 30 000 hl

Au printemps, lors de l’annonce du projet, Le Journal des Entreprises évoquait un site de 2 000 m², 10 000 hectolitres dès 2027 et 30 000 hectolitres d’ici cinq ans. Le bâtiment livré est donc plus grand que prévu, et la montée en cadence un peu plus étalée.

Une usine qui produira aussi pour d’autres marques #

À terme, la capacité doit être partagée à parts égales entre Noko et des clients tiers. L’usine de Merville fonctionnera donc en partie comme un façonnier pour d’autres marques de boissons fermentées.

Le Journal des Entreprises précisait en avril que cette activité pour compte de tiers pourrait représenter jusqu’à la moitié du chiffre d’affaires. Pour une jeune marque, c’est une façon de rentabiliser plus vite une ligne qu’elle ne remplirait pas seule dans les premières années.

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Comment le projet a-t-il été financé ? #

Le tour de table atteint près de 4 millions d’euros. Il associe des banques, le CIC, Bpifrance et la Caisse d’Épargne, ainsi que des investisseurs régionaux. Selon Le Journal des Entreprises, Finorpa a apporté 400 000 euros et le fonds Hauts-de-France Avenir TPE-PME 100 000 euros.

Le même article rappelle que la Brasserie du Pays Flamand comptait 47 salariés et réalisait 15 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025. Les salariés détiennent 49 % du capital de Noko.

Une énergie produite en partie sur place #

Le site est équipé de 2 400 m² de panneaux photovoltaïques et d’une station de traitement de l’eau. La biomasse issue de la production est méthanisée, et une récupération de la chaleur fatale est à l’étude, selon Emballage Digest.

Pour une activité qui pasteurise et lave des bouteilles, l’eau et la chaleur pèsent lourd dans les coûts. Les produire ou les récupérer sur place réduit la dépendance aux prix de l’énergie, un sujet sensible pour les petites usines agroalimentaires.

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Questions fréquentes #

Où se trouve la nouvelle usine Noko ?

À Merville, dans le département du Nord. Son inauguration a été annoncée le 23 octobre 2026.

Quelle est sa capacité de production ?

Sa capacité maximale est de 30 000 hectolitres par an, avec un objectif de 5 000 hectolitres dès 2026.

L’usine conditionne-t-elle en verre ou en canette ?

Les deux : sa ligne d’embouteillage flexible traite les bouteilles et les canettes, et un poste contrôle les bouteilles en verre destinées au réemploi.

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